05 Mars 2026
ISBN : 978-2-37049-291-3
€18,00
Kò Mawon
Une série d’explosions secoue Lanvil.
La mégalopole caribéenne se désarticule, l’utopie vacille.
L’enquête est malmenée par deux flics courant après leurs propres drames. Dani arpente des archives de souvenirs. Elle n’a plus de nouvelles de sa mère, et les circonstances de la disparition ont été falsifiées par ses collègues. Perroquet a perdu l’agente artificielle qui logeait dans son crâne – elle aurait dû être immortelle, elle était comme sa fille. Pourtant, les voix qui le guident grincent toujours autant.
L’utopie d’un Tout-Monde accueillant est hantée par la disparition. D’immeubles incendiés en cachettes policières, des champs de dirigeables aux serveurs pour consciences virtuelles, les labyrinthes intérieurs s’entremêlent aux étages de Lanvil. Au risque de dévoiler ses illusions profondes : comment elle s’est construite, et quels cadavres sont cachés dans ses fondations.
Michael, dans ton Écrire,
j'ai vu les langues perdre de leurs tyrannies
— Patrick Chamoiseau —
Dans une langue où se rencontrent les diasporas, Michael Roch poursuit le récit de Lanvil, capitale caribéenne futuriste imprégnée des pensées de la décolonialité et de la Relation (Édouard Glissant, Françoise Vergès...).
Après le très remarqué Tè Mawon (2022) et des nouvelles électriques pour la plupart réunies dans Lanvil emmêlée (2024), Kò Mawon porte le souffle des mangroves.
Les inventions cyberpunks se désossent afin de mettre au jour de nouveaux chemins de guérison du monde : la diversalité portée à l’échelle du cosmos, la technologie organique des marges, et son lien étroit avec la spiritualité.