[LA PRESSE EN PARLE] – LA VILLE DES HISTOIRES, DERNIER ROMAN DE JEFF NOON, DANS LIBÉRATION

19 Sep 2022 | Actus

Retrouvez chaque mardi une chronique, une interview ou un portrait lié à un texte de science-fiction qui fait l’actualité. Aujourd’hui, «la Ville des histoires» du Britannique Jeff Noon, nouvelle enquête de John Nyquist.

Les romans de Jeff Noon se dérobent au simple récit qu’on pourrait tenter d’en faire. Celui-ci s’annonce comme exceptionnellement retors. Nous voilà à Histoireville, évidemment un nid à histoires dans tous les sens du terme, avec un personnage déjà vu, John Nyquist. L’enquêteur solitaire un peu loser, qui luttait contre le temps dans Un homme d’ombres, est arrivé dans cette ville depuis quelques semaines à peine. On lui a confié pour mission de suivre un certain Patrick Wellborn. Il n’a pas posé plus de questions, il a besoin d’argent. L’espace urbain, pour l’auteur originaire de Manchester, sert toujours de terrain de jeu : sa configuration impacte les personnages.

Mise en abyme hallucinante

Cinq parties constituent la Ville des histoires, toutes liées à un lieu et à un écrivain («voie Calvino», «allée Plath», «Nabokov, troisième porte», «Melville 5», «451 avenue Bradbury»), on y devine les inclinaisons littéraires de l’auteur. Son héros lui-même a sillonné les quartiers d’Histoireville pour se faire une idée des lieux. Depuis quatre jours, il a suivi sa cible, le voilà voie Calvino puis devant la tour 5 de la Cité Melville. L’endroit sert d’angle mort. Dans le réel, le bâtiment est abandonné et insalubre, voire même «habité» de mauvaises ondes. Mais dans un autre versant, il semble sous emprise d’un certain Oberon. «C’est la tour 5 de la Cité Melville. Vous savez que c’est censé être un lieu maudit, hanté ou… un truc du genre. On nous met toujours en garde quand on arrive en ville», dit Zelda, la prostituée que venait voir Wellborn. Le détective a tenté de trouver l’étage où celui-ci est allé et, derrière la porte 67, il découvre un arbre tortueux qui plonge ses racines dans les fondations de l’immeuble et des feuilles de papier manuscrites à côté. Il déchire une page dans laquelle semble logé un objet et se retrouve face à sa cible hurlante qui veut lui faire la peau.

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