La symphonie d'adieu

10 sept. 2026

Un geste complètement fou, sortir onze livres simultanément. L'architecture éditoriale Retour au goudron clôt le « post-exotisme » en un ensemble de onze livres signés Antoine Volodine, répartis chez onze maisons d'édition.

La fresque littéraire totale, préméditée depuis quarante ans, se compose de 49 titres tous connectés, tous indépendants. C'est déjà remarquable. On assiste aujourd'hui à la symphonie finale. Le 49e titre de l'œuvre, nommé Retour au goudron, se déploie en onze flammèches comme un feu d'artifice ou une fusée de détresse. De ces onze flammèches, La Volte publie Malaise chez les plongeuses.

Pour mieux comprendre l'événement Retour au goudron, nous avons écrit cet article dédié au post-exotisme.

Antoine Volodine annonce avec la même certitude qu'après ce fracas : « Je me tais. »

Pour l'heure, cette symphonie finale trouve nombre d'échos dans la presse. Voici une sélection des bons mots trouvés ici et là.

Volodine, c'est une écriture hantée, une chambre forte où résonnent tous les drames du xxe siècle, dans l'atmosphère dévastée tragi-comique qui donne à l'œuvre sa cohérence.  
— Anne Crignon, Le Nouvel Obs 

Une œuvre d'une incomparable poésie, d'une magistrale et captivante étrangeté. Un grand écrivain, engagé dans une entreprise à nulle autre comparable.

Télérama

"Retour au goudron" dessine à partir d'encre et de mots des images hallucinatoires, cauchemardesques, d'une puissance romanesque saisissante, qui entraînent le lecteur dans un jeu de pistes mettant à mal ses repères puisque ce jeu se déroule, comme l'indique son créateur, dans « un univers où les contraires s'annulent, où il n'ya plus ni bourreaux ni victimes, ni vérité ni mensonge, ni “Je” ni “Tu” ni “Nous”.

  — Laetitia Favro, Le Point

Antoine Volodine clôt la bibliothèque post-exotique par un geste éditorial qui amène à réfléchir sur les notions d'auteur, de récit et de littérature. (...) Cela n'empêche pas l'ironie et même le rire, bien au contraire.

— Alain Nicolas, L'Humanité

Un prix littéraire pour chacun des livres de Retour au goudron : c'est ce que recommande Eric Chevillard sur son blog.

Tel sera en effet le seul hommage à la mesure de l’œuvre sans pareille d'Antoine Volodine qui s'achève avec cette salve formidable – feu d'artifice ou bombardement, allez savoir, et d'ailleurs l'un n’empêche pas l'autre, et notre ciel est soudain moins pâle.

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