Technopolice : La Volte soutien la campagne de La Quadrature du Net

18 septembre 2019

Des architectures publiques et privées de totale visibilité, de part en part. Éliminer tout angle mort, progressivement. Prôner les vertus de la transparence pour offrir des logements « sains » et hautement «sérénisés» , c’est-à-dire surveillés. Dans le moderne, dans l’ancien ; dans les commerces, les entreprises, les avenues… S’assurer par conséquent un contrôle constant et connecté des espaces, pour la sécurité de tous. Et bien entendu pour le confort de son pouvoir. Tel est l’objectif véritable, politique.

Alain Damasio – Les Furtifs

 

La Smart City révèle enfin son vrai visage : celui d’une mise sous surveillance totale de l’espace urbain à des fins de contrôle. De Nice à Valenciennes en passant par Toulouse, Saint-Étienne, Strasbourg ou Paris, la surveillance massive s’ancre dans l’urbanité. Reconnaissance faciale, police prédictive, surveillance en temps réel des réseaux sociaux : les industriels de la sécurité s’allient aux inconséquents qui peuplent trop souvent nos mairies pour tester et déployer leurs derniers gadgets sécuritaires.

En lien avec la conférence de presse tenue à Nice le 16 septembre dernier avec la Ligue des Droits de l’Homme, la FCPE et CGT-Educ, La Quadrature du Net lance un appel à rejoindre la campagne « Technopolice » pour s’opposer aux « Smart City » policières. Elle invite également toutes les organisations intéressées à signer le manifeste associé à cette campagne pour résister à la mise sous surveillance totale de nos villes et de nos vies.

(Source : La Quadrature du Net ouvre la bataille contre la technopolice)

 

Une page dédiée à l’information autour des villes sécuritaires et des outils de surveillance a été créée et est accessible ici.

On peut notamment y trouver une cartographie des entreprises et acteurs finançant ces programmes, ainsi que le Manifeste “Résister à la surveillance totale de nos villes et de nos vies”.

Technopolice : La Volte soutien la campagne de La Quadrature du Net

 

 

 

Parce qu’elles  refusent que notre futur soit celui de la technopolice, Les éditions La Volte soutiennent l’appel à participation de La Quadrature et sont signataires du manifeste “Résister à la surveillance totale de nos villes et de nos vies”.

Pour notre chaîne Clameur, nous avions rencontré cet été Félix Tréguer, membre de La Quadrature du Net, sur le phénomène économique, social, linguistique, sur ce nouvel imaginaire collectif forgé par nos politiques et les industriels, qui nous conduisent à l’avènement du tout sécuritaire :

 

Vous qui passez par ici, lecteur.trice, curieux.se, volté.e, n’hésitez pas à aller consulter la page technopolice.fr afin  d’accéder à l’information sur la ville qui s’en vient, aujourd’hui, demain, et les moyens d’organiser la résistance.

 

— Je m’interroge sur la frénésie d’un monde qui ne supporte plus que le présent passe – et passe sans laisser de trace – juste passe. Sur cette compulsion que vous avez, vous et vos affidés, à retenir et à capturer. À piéger dans l’archive, à aspirer sans cesse de la donnée. Sur ce que ça dit de notre inaptitude panique à vivre le présent.

— Sans trace, il n’y a pas de contrôle possible, monsieur Varech. Vous le savez. Pas de sécurité durable. Et sans trace surtout, nos algorithmes publics ne peuvent pas personnaliser votre expérience de la ville. Comment vous proposer la ville que vous méritez si l’on ne sait pas ce que vous y aimez ? Si l’on ne sait rien de vos habitudes, de vos parcours préférentiels, de vos goûts ? Si l’on ne…

Alain Damasio – Les Furtifs

 

 

Technopolice : La Volte soutien la campagne de La Quadrature du Net

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