Pourquoi écrivez-vous de la littérature dite de « l’Imaginaire » ?

L’Imaginaire recouvre tous les genres romanesques puisqu’il est synonyme de fiction. C’est pourquoi je préfère préciser que j’écris des romans de fiction spéculative, de science-fiction, bref, comme on le disait autrefois, des romans extraordinaires. Écrire, pour moi, correspond à une tentative d’évasion par rapport à la réalité, soutenue par le besoin d’exploiter ma part de rêve et d’imagination, le goût de proposer des alternatives au quotidien.

Qu’apporte-t-elle selon vous ?

D’abord un sentiment de libération par rapport à ce qu’il est convenu de nommer « la littérature générale » qui, parfois, pourrait s’appeler « littérature ordinaire ». Mais aussi le plaisir de lire des histoires où l’imagination adopte les contours du réel. Ce qui permet d’explorer le futur à travers le présent, d’inventer des formes de vie, des aventures aberrantes, de spéculer à l’infini sur l’absurdité de la condition humaine.

Quels sont vos livres préférés dans le genre ?

Mes romans formateurs : L’Invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares, Le Conquérant de la planète Mars d’Edgar Rice Burroughs, La Machine à explorer le temps d’H.G. Wells, Le Voyageur imprudent de René Barjavel et Héliopolis d’Ernst Jünger. Sinon, plutôt que certains titres, je préfère nommer quelques auteurs : A. E. van Vogt, Théodore Sturgeon, Robert Sheckley, Fredric Brown. Puis, Philip K. Dick, Thomas M. Dish, Brian Aldiss, James G. Ballard, Robert Silverberg, Christopher Priest, Greg Egan, André Ruellan, Stefan Wul, Sabrina Calvo. Mais la liste n’est pas limitative. Il faudrait que je relise mes quarante ans de critique pour que resurgissent des œuvres essentielles.

Vos films préférés ?

2001, l’odyssée de l’espace, Passé virtuel, A.I. intelligence artificielle, Blade Runner, Gravity, Interstellar.