Pourquoi écrivez-vous de la littérature dite de l’Imaginaire ?

Je n’ai jamais rien écrit d’autre ; il ne m’est jamais venu à l’idée d’écrire du réalisme social. Ce qui m’intéresse, c’est inventer des expériences sur la réalité et explorer d’autres mondes. Me demander : « Et que se passerait-il si…? »

Qu’apporte-t-elle selon vous ?

La littérature de l’Imaginaire est un laboratoire sans égal. On peut tout y analyser, des structures sociales aux questions politiques en passant par les visions du passé ou de l’avenir. On peut étudier des concepts, poser des questions, mener des expériences. Mais les livres ne sont pas là pour « apporter quelque chose », à part s’il s’agit de manuels ou d’essais – et encore, pas toujours. Je préfère parler des possibilités de la littérature plutôt que de ses buts. La littérature de l’Imaginaire n’a pas besoin d’avoir un but, mais elle offre une multitude de possibilités.

Quels sont vos livres préférés dans le genre ?

J’en ai beaucoup, trop pour les citer ici. Parmi les plus anciens, deux de mes préférés sont La Main gauche de la nuit d’Ursula Le Guin et Sandman de Neil Gaiman. Parmi les plus récents, il y a La Quête onirique de Vellitt Boe, de Kij Johnson, Les Cent Mille Royaumes de N. K. Jemisin, et The Outside d’Ada Hoffmann, prévu pour juin 2019.

Vos films favoris ?

Sans conteste, Stalker de Tarkovski. J’adore aussi la série télé Babylon 5.