La Volte https://lavolte.net Maison d’édition indépendante Mon, 25 May 2020 18:16:12 +0000 fr-FR hourly 1 L’antifeste de Sabrina Calvo https://lavolte.net/antifest/?pk_campaign=feed&pk_kwd=antifest https://lavolte.net/antifest/?pk_campaign=feed&pk_kwd=antifest#respond Fri, 22 May 2020 13:08:16 +0000 https://lavolte.net/?p=10132 ]]>

L’antifeste de Sabrina Calvo

Publié le 22 mai 2020

Il n’y aura pas de science-fiction sans magie.

A la Volte, on m’a demandé d’écrire ce texte l’année dernière, pour les 15 ans de la maison. Oui je slacke mais techniquement la volte a encore 15 ans et pis je connais un môme génial qui vient d’avoir 10 ans et il fallait qu’on fasse des crêpes alors hein, priorités.

J’ai finalement rêvé ce truc cette nuit, en regardant deux colibris baiser sur mon pouce. J’écris ces lignes au saut du lit parce que quelqu’un dans une cantine de quartier à plat unique – je crois que c’était Leos Carax – m’a demandé de le faire, et de le faire de tout mon cœur – il s’est vexé parce que de lui, j’ai pas vraiment vu grand-chose mais j’aime bien sa coupe de cheveux. Il lui paraissait vital de dire que la magie existe, qu’elle est tout autour de nous, qu’on peut lui donner forme et qu’il ne saurait y avoir de toaster sans Chi. Du pain industriel brûlé, un présent à notre portée.

J’en ai ma claque d’avoir toujours à défendre la, hum, poésie de ma science-fiction. En règle générale, dans ces moments là, je grommelle et je dis que je sais pas “vraiment” écrire de la SF. J’écris une impression de SF. L’effet du merveilleux total, sur moi et mes personnages. Une empreinte en creux. un fossile de ce que ça voudrait dire, de se retrouver face à un monde qu’on dit impossible à inventer. La litanie du “tout a déjà été dit, écrit, imaginé”. Comme si désormais, tout devait être du near-future – tout le monde prophète-catastrophiste – le fond de commerce d’un imaginaire en banqueroute – et nous on erre dans les ruines radioactives de nos contraintes et de nos pathétiques séries streamées, sans chien. Le post-post cyberpunk a mourru mais moi j’y crois toujours.

Soyons invraisemblables. Essayer avec toute notre force dérivative de créer des échos, des réverbérations, des larsens partout. Tout ouvrir, les failles, les plaies, les chas d’aiguille et les chats qui font leur toilette. Il y a du moisi à faire germer et personne ne s’y intéresse vraiment alors que c’est dans le compost de nos vies, de nos mythes, de nos espoirs, de nos mauvaises blagues, de nos sexualités joyeuses que se trouve peut-être l’écrin de cette trace. Nos mots en clairvoyance d’astres nouveaux, nos souffles mal fichus en courants sacrés irrigués depuis le cœur sanglant d’une galaxie. La procrastination rend possible l’invisible, par les raccourcis stylistiques et les bâillements ivres de particules fines, les arabesques absurdes qui font du bien, un jeu avec le je-ne-sais-quoi qui contemple un soupir. Ah, Mystère de la présence, de l’intuition, de l’attention sans jugement.

Il y a de la forêt et les étoiles savent pleurer. Faut leur coudre des mouchoirs.

Alors voilà l’antifeste des grosses branleuses.

On y est.

Un dernier truc, quand même. Je me suis souvent demandée pourquoi en “imaginaire” (cette joke), on cherchait à tout prix à séparer le visible de l’invisible en deux jolies poupées qui font oui oui. C’est sérieux de choisir son camps, de dire qu’on est ce qu’on fait et qu’on fait ce que, heu, on est ? Moi je suis pas sérieuse, tous mes profs de fac me l’ont dit, mon banquier aussi, une fois. Vous savez quoi ? On a le droit de pas avoir d’avis, de préférer ne pas. D’être à côté de la plaque totale. De chercher une Fantastique, une science de l’illogique. De faire marcher des réacteurs d’anti-matière avec des croquettes pour chat. Ça marche. C’est OK. Alors on va me dire : trop facile. BEN OUAIS. Et on vous emmerde, nous les approximatives, les putes du virtuel, les baigneuses en bonnet breton et les amoureuses des totems inversés dans la nuit perpétuelle. On a soupé du discours et des démonstrations bien faites, élégantes et bien rangées, mais aussi on aime quand c’est bien rangé, comme à 2048.

Tout dans nos gestes dit la tristesse de devoir séparer le réel, comme si, d’instinct, nous savions notre appartenance à un ensemble dont systématiquement nous dénonçons l’injustice en réclamant notre droit à décapiter Méduse. Fromage OU dessert, hein. Tout a toujours une raison, une cause, un principe. Osons la tension du point aveugle entre deux mouvements contraires du Chariot, pour tout faire dérailler, sans faiblir. L’art du chasse-neige miroir, premier flocon. La tolérance du paradoxe, son traitement pornographique, radiographique, synthétique d’un murmure où l’on croit deviner, peut-être, l’hymne d’une révolution des chaussettes. Tenir la main aux foudres du temps qui passe, aux sourires sans lune, aux robots de pain d’épice ; se faire violence d’aimer inconditionnellement pour accepter tout ce qui échappe à la rigueur d’une mise en mesure. Du cartésianisme, tissons du PQ, pour torcher, soigner, réparer. Noyons leur cirque de merde.

Je n’ai pas honte de m’avouer vaincue.
Une aurore boréale connait son heure.
De la rosée, partout.

(sur ce je vous laisse avec le dessin des dix ans de la vie de Marius <3)

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https://lavolte.net/deconfinement/?pk_campaign=feed&pk_kwd=deconfinement Fri, 22 May 2020 12:06:40 +0000 https://lavolte.net/?p=10099 ]]>

Publié le 22 mai 2020

Après deux mois singuliers, même pour ceux qui lisent de la science-fiction,  les livres reprennent le chemin des librairies et, espérons-le, des lecteurs.

Nous n’avons pas communiqué pendant ce temps, pour ne pas ajouter au boucan ambiant que ce soit les journaux de confinement,  les mises à disposition gracieuses de livres numériques, les appels aux lectrices et lecteurs, aux libraires, les tribunes sur l’édition, etc..

Je ne peux me défaire personnellement  de l’impression qu’il y a davantage d’émetteurs que de récepteurs (cela fait penser à SO PHARE AWAY d’Alain Damasio), que ces assauts de prises de paroles participent d’un besoin d’être vu à tout prix ; je comprends aussi que des écrivains, musiciens, comédiens notamment, ressentent le besoin d’exprimer leur art et de donner aux autres.

L’économie de l’attention (cf. notre cher Yves Citton) plus que l’économie, qui elle, était à l’arrêt dans bien des domaines dont la vente des livres.

Les libraires se sont mobilisés pour que les éditeurs ne les engloutissent pas en juin avec les livres non parus de mi-mars à mi-mai, il en va de l’intérêt de tous ; c’est pourquoi nous ne publions que deux livres, GALEUX en mai et en juin LES AGENTS SENTIMENTAUX DE L’EMPIRE VOLYEN, puis d’août à décembre 4 livres : en 2020, la Volte aura donc publié 7 livres – au lieu des 9 envisagés.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

De nombreux amis ont été révoltés par les mesures prises et non prises par le gouvernement (ou par le système qui l’inclut), ils souhaitent ne pas repartir comme avant. « Le Monde d’après » est déjà un slogan tout bien marketé, poli par les entreprises et les media pour créer de l’audience, mais OUI le moment est bien choisi pour faire autrement, que cela ne nous empêche pas d’essayer.

Cela signifie à notre échelle personnelle, se rapprocher un peu plus de nos valeurs, comme consommer moins, mieux, polluer moins, plus partager, ralentir ; cela signifie pour la maison d’édition, poursuivre notre ligne éditoriale qui donne la parole à des écrivaines et écrivains qui ouvrent les esprits (et fend les têtes ?), tenir compte encore plus des questions de rapports de domination, mais aussi polluer moins, être plus écologique sur les plans matériel et symbolique (cf. http://ecologiedulivre.org/).

Cela implique pour nous de participer également aux discussions interprofessionnelles en faveur d’une chaîne du livre plus vertueuse. Les tribunes de libraires parues ici et là, ont le mérite d’appeler à réagir, et à imaginer d’autres approches. Nous n’avons signé néanmoins aucun texte parce que d’après nous certains éléments ne tenaient pas debout, que ce soit l’invocation d’une diminution de la (sur)production de livres, ou des propositions inapplicables, voire dérisoires. Ce qui nous est apparu clairement c’est que dans le terme même d’éditeurs, on ne perçoit pas les différences entre les profils, que cela manque de critères pour décrire les convergences, bref cela ne permet pas d’appréhender cet ensemble ô combien disparate. Les libraires eux-mêmes ne semblent pas toujours comprendre les structures économiques des éditeurs. Et si le SNE (Syndicat National de l’Edition), n’a pas su exprimer les graves problèmes que rencontrent les éditeurs de petite taille, c’est certainement parce qu’il lui manque cette perception fine et par conséquent cette représentativité au niveau de son organisation.

 

Les librairies rouvrent, les discussions vont se poursuivre pour repenser la chaîne du livre, on peut souhaiter que désormais lectrices et lecteurs, libraires aussi et tous les médiateurs du livre, soient conscients des enjeux qui émergent, et se penchent davantage sur les modes de production des maisons d’édition. Cela incitera ces dernières à revoir plus volontiers leurs  pratiques, en cohérence avec un monde plus sobre, plus attentif à l’autre, et moins bruyant ?

 

Place aux œuvres maintenant et à leur lecture, pendant que nous poursuivons nos efforts pour ne pas repartir comme avant.

 

Mathias

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Galeux, de Stephen Graham Jones : à la croisée de Steinbeck et de Supernatural https://lavolte.net/galeux-stephen-graham-jones-stephanie-chaptal/?pk_campaign=feed&pk_kwd=galeux-stephen-graham-jones-stephanie-chaptal Mon, 18 May 2020 18:51:48 +0000 https://lavolte.net/?p=10080 ]]>

Galeux, de Stephen Graham Jones : à la croisée de Steinbeck et de Supernatural

Publié le 18 mai 2020

A l’occasion de la parution de Galeux, de Stephen Graham Jones, nous avons donné la parole à Stéphanie Chaptal, journaliste et traductrice bien connue du milieu SF et des littératures de l’imaginaire.

Tout a commencé au détour d’une conversation Mastodon et de notre proposition de faire découvrir à Stéphanie notre prochaine parution : Galeux, de Stephen Graham Jones. Une peinture douce-amère de l’Amérique des laissés pour compte, au prisme de la vie quotidienne d’une famille de loups garous.

Notre journaliste nous avouant alors sa passion pour l’univers des garous, nous n’avons pas résisté à l’envie de creuser davantage cette veine toute nouvelle pour les éditions La Volte. Car il faut bien le dire : si Galeux correspond à l’ADN de la maison par son ambiance douce-amère à la lisière du fantastique et du roman social, c’est bien la première fois que des loups garous font leur apparition dans notre catalogue…

 

La Volte :  A quel point la figure du loup garou est-elle présente en littérature ? Y a-t-il des effets de mode, des « périodes » ?

Stéphanie Chaptal : Le garou est présent depuis toujours dans l’imaginaire humain. Le loup-garou au sens d’humain se transformant en loup est lui très typique de l’Europe occidentale, avec le mythe de Lycaon chez les Grecs et les Romains : pour la faire courte et de mémoire, un roi accusé de cannibalisme et de cruauté changé en loup avec ses hommes par Zeus. Le loup garou est resté assez longtemps un monstre très français (avec notamment Le Lai de Bisclavet de Marie de France, ou le conte du Petit Chaperon rouge), où le garou est tantôt une victime tantôt un monstre. De mémoire avant le 20e siècle, il y a toujours eu des histoires de loup-garou même si l’on a pu observer des effets de mode ponctuels avec notamment l’affaire de la bête du Gévaudan, ou bien à chaque fois qu’en tant de famine, les loups – les vrais- refaisaient parler d’eux. Puis, au 20e siècle, les loups-garous ont intégré l’imaginaire au côté du vampire, de la momie ou du zombie.

 

 

LV : Qu’incarne le loup garou en termes de représentations sociales ? Peut-on identifier des caractéristiques récurrentes ?

SC : Le loup-garou est l’antithèse du vampire pour moi. Même noble, le loup-garou n’est pas un aristocrate, la bête est trop présente en lui. Il combat son instinct ou vit en suivant les règles (souvent fantasmées par rapport aux vraies sociétés canines et lupines) de la meute. Souvent, le loup-garou est à la marge ou un prolétaire. Il est très attaché soit à sa famille (meute), soit à ses croyances, soit à son mode de vie.
La douleur est associée de façons récurrente à la figure du loup-garou. Il y a vraiment très peu de cas dans la fiction où la transformation d’un état à l’autre est indolore (sauf Rhane Sinclair dans New Mutants) et ce contrairement au folklore, où il suffit souvent de s’enduire de graisse de loup ou de porter une ceinture en peau de loup pour se transformer.

 

LV : Quelles sont tes références en matière de livres, films … ?

SC : En film, sans aucun doute : Le Loup-Garou de Londres de John Landis. La meilleure transformation en loup-garou au ciné à ce jour (et visiblement douloureuse). Ensuite, Wolf de Mike Nichols avec Jack Nicholson est hyper intéressant.  Et j’avoue un faible pour Dog Soldiers, et les vieux films de la Hammer ou d’Universal.
En livre… Ouhlà que c’est vaste…. Le loup-garou (ou le garou au sens large si on prend le cas Laurell Hamilton) est un personnage récurrent de l’urban fantasy et de la bit-lit. Plus ou moins bien réussi d’ailleurs.
Une des plus belles histoires de loup-garou moderne est selon moi L’heure du Loup de Robert McCammon (https://www.outrelivres.fr/lheure-du-loup/) : ici le loup-garou est le héros, mais il est cruel quand le besoin s’en fait sentir. Tu as aussi Bigby dans Fables, la série de BD de Bill Willingham, qui campe un loup-garou très intéressant (et qui a d’ailleurs été mis en scène dans le jeu vidéo The wolf among us). En revanche, les louves-garous telles qu’elles apparaissent dans la littérature YA ou bit-lit ne m’intéressent pas du tout. J’attends encore le vrai bon bouquin avec une louve garou qui ne soit pas un cliché sur pattes (ndlr : Nous recommandons Kalix,La Loup-Garou Solitaire, de Martin Millar – éditions Intervalles, 2010)

 

 

LV :  Comment as-tu accueilli, ressenti l’interprétation du mythe du loup garou dans Galeux ?

SC : Je valide entièrement. Ses loups sont des prolos, des outsiders, mais avec un sens fort de la famille et de la survie. Ils sont à mi-chemin entre l’homme et la bête, toujours sur le fil. Ils sont attachants sans que l’auteur ne rende leur état trop pathétique, ni trop glamour. Et sa variation, notamment la façon dont la lycanthropie se transmet est très intéressante.

 

“Silver would work on my werewolves, and the moon, it wouldn’t. (…) And I refused to let them be rich. I wanted life to be a struggle. When werewolves are rich, then they can just lock the door, hang out with their priceless treasures, their fifty-seven channels on the television. I wanted mine out there mowing lawns and cleaning gutters, and stealing candy bars, and skulking away with roadkill, snapping at every hand that might reach out to them. Those are the people I know, so those are the people I write.”

 

Stephen Graham Jones pour SciFiNow

 

LV : L’auteur explique avoir puisé dans sa culture littéraire et cinématographique pour dessiner son propre loup-garou, au service de ses propres messages. Un pari réussi selon toi ?

SC : Oui. Avant même de jeter un œil sur la bio de l’auteur (et de découvrir qu’il est amérindien) et rien qu’à découvrir la description de cette famille, on retrouve des éléments de Coyote (particulièrement à travers Darren et les histoires abracadabrantesques du grand-père, avec toujours un fond de vérité, et je dois avouer que Coyote est l’une des figures de trickster que je préfère), ainsi que de la vie à la marge et des difficultés que connaissent bon nombre de laissés pour compte états-uniens. À la lecture, on revit certaines scènes de Supernatural (celles où les frères fraudent pour gagner leur vie de motel en motel), ou encore certains textes de Steinbeck. On découvre comment une culture essaye d’exister en dehors de la culture principale, non pas en tant que contre-culture, mais simplement parce qu’ils n’ont pas le choix dans leur mode de vie. Et le fait qu’on ne sache pas si le narrateur va en faire partie ou non remet tout en perspective à hauteur humaine. Je ne sais pas si j’ai compris son message, mais lui a réussi à me toucher.

 

 

LV : Tu évoques Steinbeck pour décrire le style narratif du roman, tu évoquais Kerouac dans nos échanges sur Mastodon : connaissais-tu le mouvement de la new sincerity dans lequel s’inscrit Stephen Graham Jones ? “A literary approach “emerging in response to the cynicism, detachment, and alienation that many saw as defining the postmodern canon,” seeking instead “to more patently embrace morality, sincerity, and an ‘ethos of belief.” (Source : Wikipedia)

En quoi Galeux s’inscrit dans cet esprit selon toi ?

SC : J’avoue que je fais très peu attention aux mouvements littéraires. Selon la définition que tu me donnes Galeux (Mongrels) va, oui, parfaitement dans cet axe. Ses personnages ont un code moral précis, même s’il diffère de celui de la société dans laquelle ils vivent. Ils s’y tiennent le plus possible et le transmettent de générations en générations. Et l’écriture est au plus près de leurs vies quotidiennes. Avec des détails aussi prosaïques que la nécessité de se vider la vessie avant une transformation, ou d’avoir une parfaite hygiène buccale. Pour moi, il y a l’errance des personnages de Kerouac en quête d’identité et d’idéal, un réalisme populaire teinté de fantaisie à la Steinbeck ou à la Garcia Marquez ou plus récemment John Irving (auteur que j’adore) ou encore Hannah Tinti (plus particulièrement ce livre : https://www.outrelivres.fr/les-douze-balles-dans-la-peau-de-samuel-hawley/ – génial, même si loin de l’imaginaire). C’est quelque chose que j’aime beaucoup chez un auteur. Et je peux d’ores et déjà te dire que ce ne sera certainement pas le dernier livre de Stephen Graham Jones que je lirais.

 

Propos recueillis par Stuart Calvo

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Le dico du coro par le collectif Zanzibar https://lavolte.net/dico-coro-zanzibar/?pk_campaign=feed&pk_kwd=dico-coro-zanzibar Thu, 07 May 2020 07:27:30 +0000 https://lavolte.net/?p=9843 1) se trouver si beau dans le miroir numérique du feedback skype / jitsi. 2) admiration de soi-même en situation de crise sanitaire, attention exclusive portée à soi. Psychan. fixation infective à soi-même]]>

Le dico du coro par le collectif Zanzibar

Publié le 7 mai 2020

Quand le collectif Zanzibar s’invite sur Lundi.am

Confinement #jour 49. La nivelangue aplatit vos tympans et la novlangue vous donne des acouphènes ? Les mots d’ordre vous flinguent ? Alors il est peut-être temps d’aller chercher quelques mots de passe au fin fond de l’empire intergalexique, là où Zanzibar, collectif de poètes et d’auteur.es barrées a été les planquer dans une planète creuse.

Mais attention : si vous confondez encore coronage libre et coronage synchroniséee tous les soirs à 20h… Si vous ignorez le syndrome de l’Overlook, ce que signifie faire un Raoult, qui est Coronapoléon et qu’un confini est rarement une conne, sinon ça se saurait… Plongez !

C’est par ici

 

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Le Déchronologue s’écoute en Audiolib https://lavolte.net/dechronologue-audiolib/?pk_campaign=feed&pk_kwd=dechronologue-audiolib Mon, 27 Apr 2020 14:45:09 +0000 https://lavolte.net/?p=9758 ]]>

Le Déchronologue s’écoute en Audiolib

Publié le 27 avril 2020

Le roman culte de Stéphane Beauverger est désormais en Audiolib : 16h54 de lecture par tous et pour tous les temps, à découvrir par ici : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-dechronologue

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Décalage de parution : Galeux, de S. Graham Jones https://lavolte.net/decalage-de-parution-galeux-de-stephan-graham-jones/?pk_campaign=feed&pk_kwd=decalage-de-parution-galeux-de-stephan-graham-jones Mon, 23 Mar 2020 14:48:25 +0000 https://lavolte.net/?p=9602 ]]>

Décalage de parution : Galeux, de S. Graham Jones

Publié le 23 mars 2020

Bonjour à toustes,

Comme vous vous en doutez, nos parutions des mois à venir sont décalées et Galeux, de Stephen Graham Jones, qui devait paraître le 9 avril prochain, est reporté au mois de mai.

Journalistes, chroniqueur.ses.s, n’hésitez pas à nous en demander le pdf, que nous serons en mesure de vous faire parvenir sans difficultés.

Nous vous tiendrons informé.e.s de notre nouveau calendrier des parutions dans les semaines qui viennent.

À très bientôt,

La Volte

 

 

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Alain Damasio, rédacteur en chef de Socialter https://lavolte.net/alain-damasio-redacteur-en-chef-de-socialter/?pk_campaign=feed&pk_kwd=alain-damasio-redacteur-en-chef-de-socialter Fri, 06 Mar 2020 14:41:37 +0000 https://lavolte.net/?p=9583 ]]>

Alain Damasio, rédacteur en chef de Socialter

En kiosques à partir du 10 mars, le hors-série du magazine Socialter porte sur l’éveil des imaginaires et s’est doté pour ce numéro très spécial d’Alain Damasio comme rédacteur en chef !

“La planète est promise à la fournaise, le progrès ne fait plus rêver : il est désormais « plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ».
Face à l’écrasement des futurs possibles, de nombreuses voix appellent à construire de nouveaux récits, à entamer une révolution des imaginaires. Mais par où commencer ? Comment notre imaginaire collectif s’est-il construit ? Par quelles idées, mythes et représentations est-il traversé ?

Socialter, avec Alain Damasio en rédacteur en chef, vous invite à repenser nos imaginaires et à imaginer leur transformation. 196 pages pour se projeter, au-delà de l’angoisse de l’effondrement, et transformer notre vision commune : comment pouvons-nous vivre différemment ?”

 

Au sommaire, entre autres choses et notamment une interview de Mathias Echenay, fondateur des éditions La Volte, par Stéphanie Nicot, Directrice artistique du festival des Imaginales :

 PARTIE 1 : LA FABRIQUE DES IMAGINAIRES

Une nouvelle inédite d’Alain Damasio et une plongée dans les carnets d’écriture des Furtifs.

Souvent associé au geste créateur, le terme d’imaginaire renvoie plus largement à nos représentations, à la fois sociales, politiques, temporelles, anthropologiques… Comment notre imaginaire collectif est-il construit ? Quelle est son rôle ? Comment peut-il être transformé ? C’est à ces questions que tentera de répondre la partie “La Fabrique des imaginaires”.

💥 Générations collapsonautes : découvrez les bonnes feuilles du prochain livre d’Yves Citton et Jacopo Rasmi consacré à l’imaginaire de l’effondrement
💥 Christian Salmon, auteur de Storytelling, nous révèle comment les GAFA tentent de scénariser nos existences
💥 Jean-Paul Engélibert, auteur de Fabuler la fin du monde, décrypte l’omniprésence de l’apocalypse dans les œuvres contemporaines

           PARTIE 2 : IMAGINAIRES EN LUTTE

Difficile de parler d’un “imaginaire collectif” tant nos représentations sont traversés par différents imaginaires, parfois conflictuels. Que va devenir l’Homme, entre symbiose avec la nature et hybridation avec la machine ? Que disent de notre époque les discours démiurgiques et les projets de voyage interstellaire ? Comment s’imaginer le futur du travail, de notre rapport au temps, de l’Etat ?

💥 Un entretien avec Felwine Sarr, auteur d’Afrotopia, sur la décolonisation des imaginaires
💥 Devenir dieu de l’homme ou retour des limites ? Ariel Kyrou nous embarque dans la guerre des imaginaires du futur
💥 Demain, le travail : la Plurality University exhume des fragments du futur 
💥 Cornelius Castoriadis et Antonio Gramsci : portaits de deux auteurs stratégiques dans la bataille des imaginaires
💥 Queer : l’autre rive de la Science-fiction : Stuart Calvo propose un décryptage sociologique du genre littéraire. En décentrant nos référentiels et en transformant radicalement les normes de genre et d’identité, la SF peut être à la fois catharsis et libération.

           PARTIE 3 : IMAGINAIRE DE L’EFFONDREMENT, EFFONDREMENT DES IMAGINAIRES ?

La perspective d’un effondrement systémique et écologique est un puissant attracteur d’affects et de représentations, les remodelant et poussant chacun à se positionner. À l’heure où il semble plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme, la collapsologie traduirait-elle en réalité notre un capacité à régénérer en profondeur nos imaginaires ?

💥 Plongée dans l’univers de Hayao Miyazaki, un réalisateur qui nous transporte par-delà la séparation entre nature et culture
💥 Une contribution de Baptiste Morizot, philosophe pisteur de loups qui redessine une autre carte du vivant
💥 Une interview d’Émilie Hache sur l’écoféminisme
💥 La littérature peut et doit nourrir l’action militante, nous dit Corinne Morel Darleux
💥 Un texte de l’autrice féministe de SF Ursula Le Guin qui revisite nos figures héroïques préhistoriques

 

Plus d’infirmations par ici

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Les Furtifs, lauréat du Prix Libr’à Nous 2020 https://lavolte.net/les-furtifs-laureat-du-prix-libra-nous-2020/?pk_campaign=feed&pk_kwd=les-furtifs-laureat-du-prix-libra-nous-2020 Sat, 07 Mar 2020 10:21:05 +0000 https://lavolte.net/?p=9594 ]]>

Les Furtifs, lauréat du Prix Libr’à Nous 2020

Publié le 7 mars 2020

Les Furtifs, d’Alain Damasio, a été récompensé le vendredi 6 mars par le prix Libr’à Nous dans la catégorie Imaginaire !

Pour en savoir plus sur le prix et les lauréats, c’est par ici

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Agenda des parutions 2020 https://lavolte.net/agenda-des-parutions-2020/?pk_campaign=feed&pk_kwd=agenda-des-parutions-2020 Wed, 22 Jan 2020 09:58:16 +0000 https://lavolte.net/?p=9514 ]]>

Agenda des parutions 2020

Publié le 22 janvier 2020
2020 aux éditions La Volte

Ainsi, après un 2019 historique pour La Volte, nous préparons une très belle année, tout à fait représentative de nos sensibilités éditoriales, avec 10 livres (pour 6 en 2019, 8 en 2018), et une majorité de textes francophones (comme toutes les années).

Mathias Echenay – interview pour Just a Word

C’est donc reparti pour une nouvelle année de textes voltés : science-fictifs souvent, tour à tour  ténébreux et lumineux, inclassables toujours !

Afin de découvrir les temps forts de l’année à venir, nous ne saurions trop vous recommander de lire l’interview donnée par Mathias Echenay, fondateur des éditions La Volte, au site Just a word.

En résumé : un roman très attendu de Sabrina Calvo, un tout nouveau Jeff Noon, une utopie de Stéphane Beauverger, un ouvrage choral et expérimental de luvan ou encore un roman sur les marges et minorisé.e.s sur fond de fantastique lupin…

Et bien sur, la parution, à la rentrée 2020, d’un nouveau recueil de nouvelles qui questionne le thème du soin et de la santé au prisme de l’actualité et de la science-fiction…

Bonne lecture *:・゚✧

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C’est plus que de la SF : un nouveau podcast, un pilote avec Alain Damasio https://lavolte.net/cest-plus-que-de-la-sf-un-nouveau-podcast-un-pilote-avec-alain-damasio/?pk_campaign=feed&pk_kwd=cest-plus-que-de-la-sf-un-nouveau-podcast-un-pilote-avec-alain-damasio Tue, 10 Mar 2020 08:31:35 +0000 https://lavolte.net/?p=9598 ]]>

C’est plus que de la SF : un nouveau podcast, un pilote avec Alain Damasio

Publié le 10 mars 2020
Alain Damasio, interviewé pour le pilote du nouveau podcast “C’est plus que de la SF”

« C’est plus que de la SF » est un podcast hebdomadaire autour de la science-fiction. Le concept est simple : Un angle, une question, une thématique traitée par des auteurs, des scénaristes, des scientifiques, ou des universitaires autour de l’actualité et des œuvres cultes en BD, cinéma, mangas, romans, séries TV, JDR et jeux vidéo. Animé par le journaliste du Point Lloyd Chéry, ce podcast de 12 à 20 minutes devrait réjouir les amoureux de Blade Runner, Dune et Star Wars. Une production ActuSF

 

Pour en savoir plus : https://podcast.ausha.co/c-est-plus-que-de-la-sf

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Rencontre avec Alain Damasio https://lavolte.net/rencontre-avec-alain-damasio/?pk_campaign=feed&pk_kwd=rencontre-avec-alain-damasio Tue, 03 Mar 2020 15:16:30 +0000 https://lavolte.net/?p=9560 ]]>

Rencontre avec Alain Damasio

Publié le 3 mars 2020
La Machine Pneumatique

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Alain Damasio et Yan Péchin en concert https://lavolte.net/alain-damasio-et-yan-pechin-en-concert/?pk_campaign=feed&pk_kwd=alain-damasio-et-yan-pechin-en-concert Tue, 03 Mar 2020 14:48:56 +0000 https://lavolte.net/?p=9558 ]]>

Alain Damasio et Yan Péchin en concert

Publié le 3 mars 2020
Festival Avec le Temps

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Mercredi 4 mars : Les Encombrants de La Volte ! https://lavolte.net/mercredi-4-mars-les-encombrants-de-la-volte/?pk_campaign=feed&pk_kwd=mercredi-4-mars-les-encombrants-de-la-volte Fri, 28 Feb 2020 12:31:35 +0000 https://lavolte.net/?p=9553 ]]>

Mercredi 4 mars : Les Encombrants de La Volte !

Publié le 28 février 2020

Hop ! Comme tous les premiers mercredi du mois, Les Encombrants reviennent aux éditions La Volte !

On se retrouvera comme d’habitude le 4 mars prochain au bar Les Marquises (145 rue Oberkampf, Paris 11) à partir de 19h30, pour partager des livres, des histoires et des bières ^ↀᴥↀ^

Venez nombreux.ses !

 

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Zanzibar dans Le Diplo https://lavolte.net/zanzibar-dans-le-diplo/?pk_campaign=feed&pk_kwd=zanzibar-dans-le-diplo Sat, 22 Feb 2020 09:55:05 +0000 https://lavolte.net/?p=9550 ]]>

Zanzibar dans Le Diplo

Publié le 22 février 2020

Zone de rêve collectif

Nos avenirs nous appartiennent. Encore faut-il les imaginer et les rendre contagieux. Un collectif d’auteurs de science-fiction, ou plutôt de « science-friction », choisit de créer des outils de libération des imaginaires, et de les propager.

 

C’est dans le Monde Diplo de mars 2020 : un article sur Zanzibar, ses rêves, ses non-rêves, ses membres et ses jours heureux : https://www.monde-diplomatique.fr/2020/02/ZANZIBAR/61351

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La Volte au Salon du Livre https://lavolte.net/volte-salon-livre-2020/?pk_campaign=feed&pk_kwd=volte-salon-livre-2020 Sun, 16 Feb 2020 11:07:23 +0000 https://lavolte.net/?p=9537 ]]>

La Volte au Salon du Livre

Publié le 16 février 2020
Oyez oyez !

La Volte sera présente au Salon du Livre 2020, stand R36, en compagnie des éditions du Bélial avec qui elle partagera la moitié d’un gigantesque espace sur plusieurs étages, pont-levis et écrans géants intégrés, plein à craquer de livres et d’auteur.e.s enthousiastes (ノ◕ヮ◕)ノ*:・゚✧

Tout bientôt par ici : le planning des auteur.e.s en dédicace 🙂

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