Aujourd'hui en France

18 / 05 / 2013 | 2 commentaires

Cathy Martin a aimé le spectacle autour du DÉCHRONOLOGUE à Toulouse:

« je viens juste de rentrer d’une représentation théâtrale d’une adaptation du « Déchronologue ».
Emballée, je suis.
Ce matin, un jeune homme passe à la librairie et on commence à discuter de SF. Il me dit qu’il est de passage, membre d’une troupe qui présente pour la première fois, à Toulouse « Le Déchronologue ». J’y suis donc allée ce soir, dans un tout petit théâtre, le Théâtre du Pont Neuf. C’était franchement très-très bien.
J’étais vraiment curieuse de voir comment on pouvait faire passer la quintessence de ce roman complexe sur une scène. Je n’ai pas été déçue. Ce spectacle peut toucher les lecteurs du livre comme ceux qui sont étrangers au roman ou à la SF. Les réactions des autres spectateurs l’ont bien démontré.
Ils ne jouent qu’une seule autre représentation demain soir samedi. »

Le spectacle sur le site des Vagues à bonds
Théâtre du Pont Neuf : 05 62 21 51 78

Et pendant ce temps à Clamart, les livres JUSTE À TEMPS ont été livrés: ils sont encore mieux que prévu !

2 Commentaires
  1. C’est vrai que le spectacle est bien : une excellente manière de redécouvrir l’oeuvre de Beauverger, ce texte magnifique !

  2. Avis de tempo !

    L’ouverture lance très haut le cerveau, qui oscille en suspension pendant les quelques minutes suivantes, au son des premières vagues expirées dans les micros.

    Puis le journal de Villon s’incarne bel et bien, empruntant tour à tour aux cinq comédiens leurs souffles, voix, gestes, pulsations ; comme les cuivres, cordes, accords, battements de leurs instruments.
    Le bateau est batterie, le tempo tempête. Les personnages, émiettés, prennent forme façon puzzle.

    Et non, le cerveau ne retombe pas, tout bombardé de nano-secondes par ce Déchronologue-là.
    Car la difficulté majeure de l’adaptation du texte pour la scène était sans doute sa confrontation à l’oralité. Là est aussi – du coup – la réussite : car c’est dans la matière de ce texte déclamé, énoncé, chanté, scandé, rappé, projeté… que se font jour les plus béants des (micro-)paradoxes temporels : ceux du rythme, de la respiration ! On aurait pu craindre d’assister à une simple transposition de l’histoire, et on se retrouve face à une chair renouvelée, générée par la moëlle même du roman.

    Quelques rares passages du journal passent un tantinet à l’as, trop enterrés dans l’environnement sonore, ou peut-être pas tout à fait installés dans leur scansion. Qu’importe, ça se corrigera au fil des représentations.

    Le cerveau atterrit, vieux d’un vol de plusieurs décennies d’une heure et demi.
    On recommande la compagnie !
    e/

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